Edito

Robert-Louis Stevenson, une halte sur les bords du Loing

A Bristol, les chasses au trésor se font en m_legrosbateau et en costume de pirate. Dans les Highlands écossais, des jeunes adolescents en difficultés sociales réalisent des marches, plus pour se trouver eux-mêmes que pour accumuler les distances. D’Anvers à Pontoise en passant par Bruxelles, pendant l’été dernier, un écrivain sportif, Donatien Garnier et un ami ont refait en canoë le trajet de Stevenson. Les associations du nord de la France, dans la Thiérache et l’Aisne, combinent visites locales, animation de territoires, mais aussi usage de l’art contemporain au service des traces et des mémoires. Chaque été, dans les Cévennes, ce sont des milliers de randonneurs, avec ou sans ânes, qui parcourent les chemins utilisés par Stevenson. Sur ce long trajet, d’Edimbourg à Alès, les bords du Loing et le canal qui descend vers la Loire constituent une halte, là ou Robert Louis trouva Fanny, l’amour de sa vie.

Au delà de « l’Ile au trésor » ou de  « l’étrange cas du Dr Jekyll et de Mr Hyde », ses œuvres les plus fameuses, Stevenson a d’abord  été l’homme des voyages, l’homme des rencontres, ouvert aux autres, témoin bienveillant de son époque. Cette philosophie de vie nous semble importante aujourd’hui plus que jamais.  Développer des échanges, partager des projets, à la fois sportifs, culturels, environnementaux, mais aussi s’inscrire dans une dynamique de tourisme au service du développement des territoires, telle est l’ambition de notre association locale. De Barbizon à Recloses et de Recloses à Grez, en français ou en anglais, n’hésitez pas à venir nous rejoindre, ensemble, nous irons mieux et plus loin.

Michel Legros